• La Lune dans les signes

     

     

     

    La Lune dans le signe du Bélier. 

     

     

       Le sujet éprouve une confiance instinctive en ses forces, dans la vie et veut se libérer des contraintes de son milieu d’origine. Il manifeste une ardeur et un entrain permanent, combatif, parfois imprudent dans la lutte qu’il engage contre les obstacles, règles, entraves ou liens qui s’opposent et résistent à l’essor de ses désirs immédiats.

       Agitée par des emballements soudains, des enthousiasmes continus, parfois même par des caprices puérils, son imagination est ardente, stimulée par toute situation de confrontation, d’engagement ou d’affrontement.

      

     

    La Lune dans le signe du Taureau. 

     

     

       Le sujet cultive une certaine dépendance envers un milieu d’origine, l’incitant à prolonger certains automatismes d’un conservatisme protecteur. Il aime entretenir une évidente soumission, qui n’est d’ailleurs qu’apparente, aux coutumes, celles-ci le sécurisent dans son besoin d’attachement mais aussi de respect et de fidélité, et garantissent son confort, sa tranquillité intérieure. Il rejoint la nature d’une manière presque primitive et son imagination s’épanouit à toute stimulation sensuelle ou sentimentale, réceptacle à toutes ses créations ultérieures.

     

     

    La Lune dans le signe des Gémeaux.

     

     

       Le sujet est particulièrement réceptif et perméable à son milieu d’origine qu’il ne tarde pas à imiter, véritable miroir à facettes de toutes les formes possibles de vie ou d’expression. Sans attache solide ni définie, il raconte ou invente, traduit ou transcrit le lieu où il se trouve, le personnage qu’il croit être ou qu’il a rencontré.

       Son émotivité, d’une mobilité extrême et contradictoire, atteint parfois à l’inconstance euphorique. Volatile, insaisissable, son imagination s’incarne dans l’idée de créer de nouveaux contacts, d’établir de nouvelles relations aussi bien parmi les êtres qu’entre les idées qu’il anime d’une spontanéité juvénile.

     

     

    La Lune dans le signe du Cancer.

     

     

       Le sujet reste lié consciemment ou inconsciemment à son milieu d’origine jusqu’à entretenir une dépendance nostalgique reliée à son enfance. Un besoin constant de sécurisation entretient les automatismes d’une recherche de sentiments affectueux et protecteurs qui affirment une sorte de passivité consolatrice d’un présent qu’il ne reconnaît pas et qu’il redoute.

       Son imagination développe une sensibilité subtile, romanesque, parfois presque maladive, qui nourrit ses rêves d’une imagination puisée à la source de toutes les mémoires et qui prolonge, contourne ou précède son identité.

     

     

    La Lune dans le signe du Lion.

     

     

       Satisfait d’être à cette place là où les autres l’entourent, le sujet entend retenir l’attention de son milieu d’origine. Celui-ci le protège, le sécurise et surtout le valorise. Cette première réaction va ensuite encourager le sujet à prolonger et perpétuer cette satisfaction d’être bien à une place d’où l’on peut exercer une quelconque influence sur les autres. Le sujet est toujours prêt à « jouer le beau rôle ».

       Son imagination s’enflamme pour toute action noble, teintée d’héroïsme ; le sujet aime échafauder et mettre au point des projets ambitieux, téméraires ou spectaculaires, au service de sa réussite personnelle ou pour la satisfaction du but à atteindre, de la mission à accomplir.

     

     

    La Lune dans le signe de la Vierge.

     

     

       Le sujet ressent une sorte de déphasage par rapport à son milieu d’origine. En proie à mille interrogations, il s’informe, analyse, commente les réactions qu’il devrait adopter pour rompre son assujettissement aux obligations, contraintes et habitudes qui le maintiennent dans une dépendance stérile. Soucieux d’une bonne conduite, il se rattache à des préceptes qui justifient cette réserve soignée, cette défensive discrète, sorte d’écran à son inquiétude naturelle.

       D’une sensibilité introspective, son imagination ne s’achemine que vers l’élaboration de systèmes protecteurs de sa vulnérabilité physique ou mentale. Dirigée vers l’utile et le réalisable, elle permet de mettre au point nombre de méthodes pratiques au service de la précaution, du renseignement, de l’expérience salutaire.

     

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    La Lune dans le signe de la Balance.

     

     

     

       Le sujet éprouve une sorte de tiraillement dû à l’emprise de son milieu d’origine et sa volonté de se libérer de cette dépendance précaire. Ce désaccord justifie sa conduite faite tantôt de confrontation, d’hostilité envers ses proches, son cadre social, tantôt au contraire de conciliation passagère ; le sujet se trouve ainsi contrarié par ses revirements internes ou externes, qui ne lui laissent aucun répit.

       Son imagination réagit et intervient pour revendiquer cet équilibre si fragile en lui-même et qu’il désire entendre, modeler ou représenter aussi bien que des œuvres artistiques que dans des structures sociales.

     

     

    La Lune dans le signe du Scorpion.

     

     

       Le sujet supporte difficilement l’emprise d’un entourage contraignant ou directif. Sa réaction instinctive est de refuser ou de renverser ce qui ne s’adresse pas à la revendication qui lui est capitale, ou qui ne peut alimenter sa fascination d’introspection.

       Son imagination est ardente, mise à feu par tous les interdits de ses désirs somnolents. Ses investigations, qui ne connaissent pas les limites du possible et de l’impossible, du visible et de l’invisible, brisent la conspiration du silence, appellent et sollicitent l’aide et l’appui des forces obscures de la nuit. Pour vaincre toute faiblesse ou limite de lui-même ou de son monde, il s’essaie à rejoindre le seuil ultime, entreprend sa traversée initiatrice des apparences.

     

     

    La Lune dans le signe du Sagittaire.

     

     

       Le sujet réagit à son milieu d’origine par un besoin de fugue, d’évasion de ce lieu clos qui restreint son envergure. Cette rupture lui est nécessaire pour rejoindre un autre lieu, où il lui faut être aussi. Toujours prête à prendre son envol et disponible à toutes les formes d’aventures ou de créations, son imagination s’associe à la moindre sollicitation, pourvu que celle-ci représente une ouverture et implique quelque compétition, le sujet est prêt à aller vers autre chose pour une rencontre extensive aussi bien avec l’idée, la forme, l’espace ou le temps.

     

     

    La Lune dans le signe du Capricorne.

     

     

       Le sujet reste attaché d’une manière insatisfaisante pour lui à son milieu d’origine. Avide d’une autre conduite, il ressent et limite ces comportements et automatismes appris qui le maintiennent toujours sur une certaine réserve. En retrait de  toute spontanéité son élan instinctif se refroidit, hiberne même. Puis il entreprend comme une réadaptation de sa sensibilité et porte sur lui-même un regard fait d’une introspection lucide et implacable.

       Son imagination disciplinée et entraînée à rejoindre ses convictions intellectuelles, révèles souvent en filigrane un univers d’une sensibilité extrême, où l’on pourrait puiser une inspiration profonde, comme issue d’une source ancestrale.

     

     

    La Lune dans le signe du Verseau.

     

     

       Le sujet n’entend pas dépendre d’un milieu ou d’un environnement qui ne le concerne pas, où il ne peut exprimer sa différence. Très tôt le conflit peut éclater : le sujet vise une autre façon de se conduire et veut se libérer des attaches, règles ou principes qui empêchent l’expression de sa dimension interne.

       Son imagination s’élance vers les domaines les plus diversifiés. Souvent à l’avant-garde, il élabore des conceptions hardies quelque peu proches du fantastique et dont les perspectives ouvrent à toutes les réalisations artistiques et techniques qui témoignent d’une émancipation libératrice.

     

     

    La Lune dans le signe des Poissons.

     

     

       Le sujet reste particulièrement imprégné par son milieu d’origine. D’une perméabilité extrême, il reste marqué par le monde de l’enfance où l’on reformule sa réalité, où hier et demain se confondent, où l’on n’est pas encore très sûr de son identité. Sans comprendre ni dépendre de certaines règles de conduite, il reste en dehors de cette route qui n’est pas la sienne, à  côté de ce qui s’écoule, dans une certaine vacuité.

       Son imagination animée par le flux et le reflux d’une sensibilité réceptive à tout, déclenche périodiquement une sorte de submersion au sein d’une âme agitée et vulnérable, qui peut tout aussi bien se laisser porter à s’engager sur des sables mouvants que parvenir à une certaine fusion universelle.

     

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